On commence le film avec des scènes de vie dignes d’un tableau d’Edward Hopper: un homme et une femme noirs semblent être les seuls protagonistes du restaurant dans lequel ils dînent en ce début de soirée.  C’est leur première rencontre et personne n’imagine la tournure des événements qui suivront.

Queen & Slim n’est pas seulement un film contre les violences policières que subissent les afro-américains, c’est aussi une histoire amour forte et symbolique.

L’austérité du sujet principal (les violences policières) est atténuée par un environnement qui rappelle les années 80 et où les paysages pourraient faire penser à une virée road trip, plutôt qu’à une cavale et une course vers la liberté.

Pour moi, si ce film est un succès, c’est surtout grâce à la beauté dans laquelle on est plongé, une beauté visuelle, tant bien sur les scènes choisies que sur le cadrage, parce qu’on met l’accent sur des portraits et sur l’importance d’une situation (la scène finale par ex). La musique qui accompagne notre couple se fait à coup de Hip Hop et de RNB actuel (Vince Staples, Earthgang etc.) et apporte de la fraîcheur et de la quiétude aux scènes.

J’ai beaucoup aimé ce film, il maintient le spectateur en haleine et nous met en constante tension, au point de se croire dans la même situation que les personnages principaux.